Rien n’est rouge…

Mon copain François Salmon, comédien et écrivain vient de sortir « Rien n’est rouge » aux éditions Luce Wilquin. Un recueil de nouvelles qui envoient du bois où on retrouve tout le talent un rien cabot de François Salmon.
L’éditrice lui ayant laissé une entière liberté pour le choix de l’illustration de couverture, ce brave homme a retenu une photo prise par ma petite personne,  extraite de la série « Je suis un âme solitaire », une série photographique au long cours, légèrement misanthropique sur les bords…
Comme ce chien devant la mer, un peu en dehors des routes routinières, ses personnages «regardent dans la mauvaise direction et attendent…» .

Bref, encouragez un jeune écrivain qui n’écrit pas comme une tanche et qui ne défonce pas des portes largement ouvertes depuis trop longtemps.
Chez François Salmon, il y a du style et du chien, rien à voir avec ces trop nombreux verbeux qui se caressent la nouille de leur auto-satisfaction creuse.

Rien n’est rouge est en vente dans les seules bonnes librairies au prix quasi ridicule de 14€.

Rouge Salmon

 

/SUTURATION/ -Poésie de l’abject et plaisir en coutures-

© Stéphane Blanquet 2015
© Stéphane Blanquet 2015

L’équipe du studio de tattoo Why Not? m’a convié à leur nouvelle petite sauterie, une jolie soirée pince-fesses avec que du beau linge.
Des potes, des gens que j’aime bien et des que je connais pas.

L’ exposition s’inscrit dans une réflexion artistique libre en réaction à l’asepsie générale, me soufflent à l’oreille les organisateurs…

Avec des illustrations, peintures, sérigraphies, broderies, céramiques, photographies et vidéos de :

Stéphane BlanquetBere ZincEls Brodelet, Dawamesk, Francesco Defourny, Charly Desoubry, Ellenore, Féebrile, Gordon War (ben moi quoi…), Cécile Jarsaillon, Jika, JürgEmmanuel Kowandy(Mr KA), Lefaser, LMG Névroplasticienne, Elodie Moreau, The Pit, Jef Palumbo, ToshyCollectif Triii

et d’autres encore…

Exposition installée au Tattoo Shop – 8, rue Royale à 7500 Tournai – Belgikie

du 19/06 /15 au 04/07/15
Vernissage le vendredi 19 juin 2015 à 19h en présence des artistes… (ce qui nous promet un moment baroque et flamboyant…)

Noir janvier

Voilà… On est en 2015, à deux ou trois cheveux de la grande sauterie finale…
L’année a aussi mal commencé que la précédente à mal fini… Du coup, pour la première fois en plus de 20 ans j’ai pas dessiné mes vœux cette année. Pas envie, trop indigne…
On va juste rayer de la carte ce mois tout moisi.
Allez… J’ai pas de voiture mais je vais quand même un peu regarder dans le rétroviseur…

Je pense aux amis en peines, je pense aux amis malades, je pense à ce putain de crabe voleur de belles âmes.
Je pense aussi aux traitres à la cause, ceux qui, par un pathétique soucis de crédibilité, vendent à la fois leur cul et ta carcasse.
Et je pense à l’effet boomerang, ce que tu as jeté te reviendra en pleine tronche.
Ca me console.

Je prends pour seule résolution d’arrêter de faire mon autiste social et d’enfin écrire à mes bons Messieurs Delmotte( un vrai king), au grand Ernesto Timor, à mon Roy d’Anvers préféré et à la trop discrète Claude Rouyer. Pour le reste, je ne veux me résoudre à rien.

Mais en 2014, il y a eu la Slovénie, deux semaine pleines. Dont une au paradis, dans la maison atelier d’un super peintre de la seconde moitié du siècle dernier, un Partisan Slovène, fidèle tant à lui-même qu’à ses idées. Il est pour ainsi dire inconnu par ici et mériterait pourtant qu’on s’attarde un peu sur son site, découvrir un peu l’homme et l’œuvre, Lojze Spacal
Hvala Tanja Spacal! J’aurais vraiment aimé rencontrer votre grand père…

La Slovénie nous a tellement plu qu’on s’y installerait bien… Si t’as des filons en la matière, on est preneur! Ce tout petit pays ne fait pas parler de lui et c’est peut être là un de ses grands avantages…

2015 a mal commencé aussi, je ne t’apprends rien…
Je ne suis pas Charlie… Je ne lisais pas Charlie Hebdo, trop franco-français à mon goût, auto-centré… Soixante-huitardisme poussiéreux…Mais quand même… Cabu, quand j’étais môme je le voyais dessiner en direct à la télé et c’était pas rien, c’était fascinant.
Et Philippe Honoré…Le genre de dessinateur qui me foutait toujours une claque avec son noir et blanc, le genre d’œuvre au noir qui t’évoque les plus belles heures d’un immense graveur belge aujourd’hui (presque) oublié, Franz Masereel.

On ne tue pas des dessinateurs putain! Ca se fait pas!

Ca rend juste tout encore un peu plus moche que le jour d’avant. Quant aux jours d’après, vaut mieux pas en parler…

 

 

La période est à la disette… Mais de nouvelles choses arrivent, projets de livres, tirages limités… On a de quoi faire sur Les Mètres Du Monde.

Et puis en 2015, Gontard! va faire une tournée qui passerait par le plat pays qui est le mien, et peut être le tien aussi. Un jour, je vais te parler un peu plus en profondeur de Gontard!, de son univers surtout. Un vrai fondamentaliste.

Et puis ce soir, ma pote Sisca Locca ouvre son expo au Cagibi, cabane Lilloise remplie de petits sauvages

Et puis je vais refaire un livre photo, bientôt.

Et puis… En ce moment, à l’Espace Bis il y a l’expo Plogoff, une BD/Chronique sociale de haut niveau, réalisée à quatre mains par le duo Delphine Le Lay et Alexis Horellou. Il reste deux semaines pour que tu découvres les évènements qui ont secoué cette petite bourgade qui ne demandait rien à personne, tout comme le talent des auteurs précités.
Je les remercie d’ailleurs au passage de m’avoir fait rencontré Nicole et Félix Le Garec, un couple amical, accueillant et engagé, une belle trajectoire de vie et des envies toujours présentes. Respect!

Et puis tiens, je me barre, je vais aller boire un café.

Bonne année, os croisés.

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